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        SATÂRÂ - PÂVA INDE, PAKISTAN

        SATÂRÂ - PÂVA 

        INDE, PAKISTAN

        La flûte satârâ  (qui signifie "avec des trous") est une double flûte à bec qui tire son origine des bergers du désert du Thar entre l’Inde et le Pakistan. Elle est également appelée pâva. 

         

        Un tuyau permet le jeu mélodique (le chanteur) et le second sert de bourdon (le bourdon). Lorsqu’ils sont de la même longueur et accordés à l’unisson elle est appelée pâva jodi. Elle est appelée dyodha pâva lorsque la tonalité du bourdon est une quinte plus bas. Le bourdon est alors d’une moitié plus long que celui propre à la mélodie (dyodha se traduisant par «un et demi»). 

         

        Elle se joue avec l’utilisation de la technique de la respiration circulaire ou respiration continue (nâksâsî). Cette technique consiste, lors de l’inspiration par le nez, à utiliser l’air contenu dans la bouche pour maintenir le souffle dans l’instrument. La bouche sert alors de réservoir d’air, comparable à la poche de la cornemuse. Le tuyau possède douze trous répartis en deux fois six trous pour chacune des mains. Une des mains (la gauche pour les droitiers) tenant le tuyau bourdon. 

         

        Le musicien accorde l’instrument à l’aide de cire d’abeille en bouchant plus ou moins les trous pour obtenir la tonalité désirée. Il peut également agrandir le trou simplement à l'aide d'un couteau.

         

        A savoir que l'esthétique n'est pas ce qui prime pour les musiciens traditionnels de ces flûtes qui se préoccupent davantage du son de l'instrument. C'est ainsi que l'on peut voir certaines de ces flûtes rapiécées de toutes part, de cires d'abeilles, de plastiques ou de fil de laiton ou de fer mais ayant une sonorité fabuleuse (ou pas !). 

         

        A plus d'un titre ce sont des instruments "vivants" !

         

        sources

        La flûte satârâ  (qui signifie "avec des trous") est une double flûte à bec qui tire son origine des bergers du désert du Thar entre l’Inde et le Pakistan. Elle est également appelée pâva. 

         

        Un tuyau permet le jeu mélodique (le chanteur) et le second sert de bourdon (le bourdon). Lorsqu’ils sont de la même longueur et accordés à l’unisson elle est appelée pâva jodi. Elle est appelée dyodha pâva lorsque la tonalité du bourdon est une quinte plus bas. Le bourdon est alors d’une moitié plus long que celui propre à la mélodie (dyodha se traduisant par «un et demi»). 

         

        Elle se joue avec l’utilisation de la technique de la respiration circulaire ou respiration continue (nâksâsî). Cette technique consiste, lors de l’inspiration par le nez, à utiliser l’air contenu dans la bouche pour maintenir le souffle dans l’instrument. La bouche sert alors de réservoir d’air, comparable à la poche de la cornemuse. Le tuyau possède douze trous répartis en deux fois six trous pour chacune des mains. Une des mains (la gauche pour les droitiers) tenant le tuyau bourdon. 

         

        Le musicien accorde l’instrument à l’aide de cire d’abeille en bouchant plus ou moins les trous pour obtenir la tonalité désirée. Il peut également agrandir le trou simplement à l'aide d'un couteau.

         

        A savoir que l'esthétique n'est pas ce qui prime pour les musiciens traditionnels de ces flûtes qui se préoccupent davantage du son de l'instrument. C'est ainsi que l'on peut voir certaines de ces flûtes rapiécées de toutes part, de cires d'abeilles, de plastiques ou de fil de laiton ou de fer mais ayant une sonorité fabuleuse (ou pas !). 

         

        A plus d'un titre ce sont des instruments "vivants" !

         

        sources